Le Parti libéral-démocrate (PLD) du Japon a annoncé en janvier 2026 que, conformément au projet de budget pour l’exercice 2026 (année fiscale Reiwa 8) adopté en Conseil des ministres le 26 décembre dernier, le gouvernement procédera à une forte augmentation de trois principales taxes et redevances liées aux étrangers afin de financer les mesures relatives aux problèmes liés aux étrangers. Les changements sont les suivants : la taxe sur les touristes internationaux passera de 1 000 yens à 3 000 yens par sortie du territoire, pour lutter contre le surtourisme et la congestion dans les aéroports ; le droit de visa (entrée simple) passera de 3 000 yens à 15 000 yens, afin de renforcer le fonctionnement des consulats à l’étranger et le système de mise en œuvre de la diplomatie ; le droit de changement et de renouvellement du statut de résident pour les étrangers passera de 6 000 yens à 40 000 yens, soit une multiplication par plus de cinq, pour renforcer une gestion appropriée de l’entrée et du séjour ainsi que les mesures contre le séjour illégal. Parallèlement, le coût de la demande de passeport pour les ressortissants japonais sera considérablement réduit, passant de 16 000 yens à 9 000 yens, les recettes de la taxe sur les touristes internationaux venant compenser les dépenses de protection des ressortissants.
Ce réajustement intervient dans un contexte marqué par deux pressions majeures sur la société japonaise ces dernières années : d’une part, le problème du « surtourisme » dû à l’afflux massif de visiteurs étrangers, et d’autre part, les risques sécuritaires liés à l’augmentation du nombre de personnes en séjour illégal. Le budget 2026 pour les mesures liées aux étrangers augmente de 132 milliards de yens par rapport à l’exercice précédent, soit la plus forte hausse jamais enregistrée, ce qui traduit clairement l’orientation politique du parti au pouvoir visant à renforcer le contrôle des étrangers. Le coût pour les touristes chinois se rendant au Japon et pour les résidents chinois au Japon qui renouvellent leur statut de résident augmentera donc considérablement, les frais de visa (hors frais de service des ambassades ou agences) étant multipliés par quatre.