Microsoft a dévoilé le 2 juin 2026 sa nouvelle puce quantique topologique Majorana 2, affirmant qu’elle utilise l’IA pour la conception et porte la durée de vie de la parité des qubits de quelques millisecondes à une seconde, avec du supraconducteur à base de plomb remplaçant l’aluminium comme amélioration clé. L’entreprise vise un système quantique commercial d’ici 2029. Cependant, plusieurs physiciens restent réservés : Henry Legg de l’Université de St Andrews et d’autres estiment que le dernier préprint ne résout toujours pas les questions fondamentales concernant la plateforme — à savoir s’il est vraiment possible de détecter et de contrôler les états de Majorana, ce qui reste sujet à caution.
Cette prudence extérieure a des racines historiques : en 2018, un article de Microsoft affirmant avoir détecté des fermions de Majorana a été rétracté en raison de l’absence de reproductibilité, ce qui a rendu la communauté très méfiante vis-à-vis de telles annonces. Les critiques soulignent aussi que les données de Majorana 2 proviennent principalement d’un préprint de l’entreprise elle-même, sans vérification par un laboratoire indépendant, et que la transparence sur les détails techniques clés est insuffisante. Microsoft insiste sur le fait que cette avancée est substantielle, mais avant que l’évaluation par les pairs et la reproduction indépendante ne soient achevées, la réaction dominante parmi les physiciens reste « attendons de voir ».