Selon des sources proches du dossier citées par le Wall Street Journal, General Motors (GM) est en pourparlers avec Lockheed Martin pour produire des pièces d’armement pour ce dernier. Les deux parties discutent encore des composants précis que GM pourrait fournir – il s’agirait de pièces polyvalentes pouvant être utilisées dans plusieurs systèmes d’armes, afin d’aider Lockheed Martin à accroître sa capacité de production de munitions. L’accord n’est pas encore finalisé et les modalités précises de l’arrangement pourraient encore changer ; les deux sociétés n’ont pas commenté ces informations.
Ces négociations s’inscrivent dans un contexte où la guerre en Ukraine et le conflit entre les États-Unis et l’Irak épuisent continuellement les stocks d’armes américains, poussant le Pentagone à faire pression sur des fournisseurs non traditionnels pour obtenir un soutien à la production. Le projet de budget de la défense de 1 500 milliards de dollars proposé par l’administration Trump alloue plusieurs dizaines de milliards de dollars à la fabrication de munitions et de drones, ce qui donne une impulsion politique à ce type de coopération. Cette tendance se propage dans l’industrie automobile : Volkswagen serait en train de discuter de la participation de ses usines allemandes à la production de pièces pour le système « Iron Dome » (Dôme de fer), Mercedes-Benz a également exprimé sa volonté de participer à la production de défense européenne, et Ford mène des négociations séparées avec le gouvernement américain pour la fourniture de véhicules militaires. GM possède déjà une filiale, GM Defense, et si les négociations aboutissent, cela représenterait une expansion majeure de ses activités de défense.