Selon Axios du 28 mai, un consultant en IA a révélé que l’un de ses clients, une entreprise, a récemment dépensé accidentellement environ 500 millions de dollars en un seul mois pour le service Claude, parce que les licences Claude accordées aux employés n’avaient aucune limite d’utilisation, ce qui a entraîné une consommation incontrôlée. L’identité de l’entreprise n’a pas été divulguée, mais Tom’s Hardware indique qu’un tel dépassement de coûts ne pouvait se produire que dans l’une des plus grandes entreprises mondiales. L’article d’Axios, s’appuyant sur des observations plus larges du secteur, souligne que les dirigeants d’entreprise commencent à remettre en question le retour sur investissement des dépenses croissantes en IA, certaines entreprises constatant que les employés utilisent principalement l’IA pour automatiser des tâches fastidieuses sans valeur réelle, voire pour consulter la météo, tandis que la consommation de tokens des outils d’IA agentique peut être jusqu’à 1000 fois supérieure à celle des requêtes LLM standard, augmentant encore le risque de dérive.
Cette révélation s’ajoute à plusieurs autres cas de dépassement de coûts liés à l’IA survenus à la même période : le créateur d’OpenClaw a brûlé 1,3 million de dollars de frais d’API OpenAI en un mois, le PDG d’Uber a mis en garde contre l’absence de lien clair entre la consommation de tokens et la livraison réelle de produits, et Amazon a fermé Kirorank après que des employés aient “brûlé des tokens” artificiellement. Une étude de Goldman Sachs estime que la généralisation des agents d’IA pourrait multiplier par 24 la demande de tokens, et le coût du déploiement rapide de licences d’IA par les entreprises sans mécanisme de gouvernance devient de plus en plus évident.