Lors d’une interview avec Business Insider, Strauss Zelnick, PDG de Take-Two Interactive, a confirmé que l’IA générative n’a « absolument aucun rôle » dans le développement de GTA 6. Chaque bâtiment, chaque rue et chaque quartier du jeu ont été entièrement créés à la main par l’équipe de Rockstar Games. Il a déclaré : « Le monde qu’ils ont conçu est entièrement façonné manuellement – les bâtiments sont construits un par un, les rues tracées une à une, les quartiers assemblés morceau par morceau ; c’est là leur véritable force concurrentielle. » GTA 6 sortira officiellement le 19 novembre sur PS5 et Xbox Series X/S, soit avec environ 18 mois de retard par rapport à l’objectif interne initial (printemps 2025). Le prix de vente du jeu devrait se situer autour de 69,99 dollars pour la version standard, voire 119,99 dollars pour la version premium (ces chiffres ne sont pas encore confirmés officiellement), tandis qu’une campagne marketing mondiale massive débutera cet été.
Cette position de Zelnick ne signifie en rien que Take-Two rejette totalement l’IA : l’entreprise a déployé les versions entreprises de ChatGPT et Claude auprès de ses employés, et quelque 200 projets internes explorent actuellement les possibilités de l’IA en matière de tests, d’optimisation et d’efficacité productive. La ligne rouge tracée par la société est la suivante : l’IA peut être utilisée comme outil d’assistance, mais il est hors de question de laisser cette technologie prendre le contrôle de la création artistique. « Je ne crois pas qu’un simple outil puisse à lui seul donner naissance à des œuvres de divertissement exceptionnelles, et il n’existe à ce jour aucune preuve allant dans ce sens », affirme Zelnick. Par le passé, Elon Musk avait laissé entendre qu’un jour l’IA serait capable de concevoir un titre comparable à GTA 6 ; Zelnick a répondu sur le ton de la plaisanterie que, selon la même logique, l’IA pourrait également remplacer les PDG. Le fait que Rockstar puisse se permettre de renoncer aux facilités offertes par l’IA générative tient en partie au fait que GTA V génère depuis 2013 des milliards de dollars de revenus, ce qui permet à l’éditeur de supporter un tel retard sans avoir à sacrifier la qualité au profit de la rapidité de production.