Le Quotidien du Peuple dénonce les fenêtres publicitaires intempestives des apps : les récidivistes doivent être retirés et fermés, et les annonceurs derrière eux doivent être identifiés et poursuivis

Le 30 mai, le Quotidien du Peuple a publié un commentaire intitulé « Il faut fermer la « porte de transmission » des fenêtres intempestives des applications », soulignant que parmi les 31 applications et SDK signalés récemment par le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information pour avoir porté atteinte aux droits des utilisateurs, 7 sont impliquées dans des problèmes de fenêtres intempestives — notamment des redirections déclenchées par clic ou glissement, couvrant des méthodes comme l’utilisation d’une fonction « secouer » très sensible, le déclenchement accidentel de pages de commande de repas ou de recharge d’abonnement, le téléchargement automatique de nouvelles applications, etc. Certaines conceptions ciblent spécifiquement les seniors. L’article indique que ces comportements nuisent non seulement à l’expérience utilisateur, mais portent également atteinte au droit des consommateurs à un libre choix, collectent illégalement les données des capteurs de mouvement, exigent des autorisations excessives, voire violent la vie privée. Dès 2021, certaines associations provinciales de protection des consommateurs les avaient qualifiés d’infractions. L’article qualifie ces fenêtres intempestives de « fléau numérique » et en identifie la cause profonde : un modèle économique malsain où certaines applications tirent profit des erreurs de clic des utilisateurs pour générer de la visibilité pour d’autres entreprises, considérant cela comme leur raison d’être.

Face à ces désordres, l’article appelle à des mesures fermes de la part des autorités : pour les applications qui persistent dans leurs erreurs et dont les infractions sont graves, il ne suffit pas de les retirer des boutiques et de les fermer conformément à la loi, il faut aussi remonter la filière pour débusquer les annonceurs, les prestataires de services et autres acteurs cachés, engager leur responsabilité juridique et briser le cercle vicieux où l’on se contente de mesures correctives superficielles ou de paiements pour éviter les ennuis. Les magasins d’applications doivent assumer leur responsabilité de contrôle en amont et mettre en place des mécanismes d’accès et de surveillance plus stricts. Les exploitants d’applications doivent reconnaître que l’économie numérique est avant tout une « économie de l’expérience et de la confiance » ; sacrifier l’expérience utilisateur pour des gains à court terme finira par les éliminer du marché.

人民日报 | 新浪财经