Marc Andreessen, cofondateur d’a16z, a déclaré récemment dans le podcast de Joe Rogan qu’à son avis, l’intelligence artificielle générale (AGI) « était déjà une réalité depuis environ trois mois ». Le 5 avril, il a également posté sur X : « Je l’annonce : l’AGI est là, même si sa diffusion reste inégale ». Pour étayer son propos, Andreessen a cité les modèles de pointe tels que GPT-5.5, Claude 4.6, Gemini 3.0 et Grok 4.3, en précisant que ces systèmes surpassent désormais 99 % des experts humains dans 99 % des sujets abordés ; ils possèdent à la fois des capacités de raisonnement (intelligence fluide) et une vaste base de connaissances (intelligence cristalline). Il a en outre souligné qu’au moment du lancement de ChatGPT en décembre 2022, le test de Turing avait été « transpercé comme un mouchoir en papier », mais que le secteur n’avait pas mesuré à sa juste valeur cette étape historique.
Ces affirmations ont suscité de vifs débats : Demis Hassabis, PDG de DeepMind, estime que les systèmes actuels ne remplissent pas encore les critères en raison de leur incohérence et de leurs faiblesses exploitables ; Fei-Fei Li, pionnière de l’IA, rappelle qu’aucune définition consensuelle de l’AGI n’existe dans le secteur, la qualifiant davantage de terme marketing ; plusieurs chercheurs en politiques relatives à l’IA rejettent quant à eux ce discours pour manque de fondements scientifiques. Par ailleurs, sur X, l’utilisateur @scaling01 a affirmé, dans un fil de discussion lié au sujet, qu’un projet interne chez Anthropic portant le nom de code « Mythos » « n’est pas encore de l’AGI, mais s’en rapproche quasiment en tant qu’IA programmée » – une hypothèse issue de spéculations communautaires, non confirmée par Anthropic. Auparavant, Dario Amodei, vice-président de la recherche chez OpenAI et PDG d’Anthropic, avaient tous deux suggéré qu’une AGI pourrait voir le jour entre 2026 et 2027, ce qui alimente encore davantage ce conflit de définitions sans consensus.